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b - l'introduction
L'introduction est rédigée généralement lorsque le corps du mémoire est achevé. Bien trop souvent, le mémoire ne correspond pas à ce qui est annoncé en introduction. A cela deux raisons :
- l'absence de documents ne permet pas de traiter une question annoncée, pour que la réponse figure dans le mémoire.
- le plan peut connaître des bouleversements dans l'ordre des sujets traités.
Il est fréquent que l'on fasse une analogie, déjà probablement entendue, pour décrire la structure d'une introduction : celle-ci correspond à la forme d'un entonnoir. Vous devez amener le lecteur à comprendre ce que vous allez raconter, ce que vous allez démontrer. Cela conduit à restreindre le champ de la question, et à délimiter de façon précise ce que l'on va traiter.
Une introduction "classique" comprend en général huit points, dont l'importance relative de chacun est à apprécier en fonction de ce que l'on va développer par la suite :
1° - ce qu'il est convenu d'appeler une entame, une accroche de l'attention. Cela pourra être une citation bien choisie, un fait d'actualité, etc.
2° - le rappel du sujet. Déjà, qu'il n'y ait pas de contradiction avec le titre.
3° - quelques grandes questions posées par le sujet. Ce sont les principales de celles auxquelles vous allez chercher à répondre.
4° - la définition des termes ambigus du sujet.
5° - l'intérêt du sujet. Il doit bien y en avoir un puisque vous l'avez choisi ou accepté.
6° - la délimitation du sujet : ce que vous ne traiterez pas. Ce que l'on ne pourra pas vous reprocher de ne pas avoir traité. Laissez-vous, tout de même, un champ d'investigation !
7° - l'exposé de la problématique du sujet. C'est le n.ud du problème. Il est difficile de trouver une définition claire et opérationnelle de ce terme pourtant couramment employé. Disons que la problématique relève de la manière de poser le problème et que celle-ci détermine amplement l'exposé de la solution.
8° - l'annonce du plan.
A la fin de la lecture de votre introduction, le lecteur doit avoir compris avec précision la question que vous avez l'intention d'aborder, le champ de vos investigations, ce que vous ne traiterez pas et le déroulement de l'exposé.
c - "je", "nous", "on" ?
A quelle personne écrit-on un mémoire ?
La première personne est prétentieuse et dangereuse : vous risquez, par ignorance, de vous attribuer une idée, une démarche que d'autres ont eue avant vous. Mais vous pouvez utiliser la première personne dans le cas d'une idée originale qui vous est personnelle, dans celui d'une prise de position, d'une thèse que vous soutenez.
Le pluriel de majesté est ridicule.
L'utilisation du neutre, "on", peut être perçu comme désignant tout et rien, et peut être lassante pour le lecteur dans le cas d'une fréquente répétition. Il vaut bien mieux, et c'est souvent possible, chercher le véritable sujet du verbe, le mot juste. Cela permet de préciser la pensée, c'est difficile, mais en cherchant, l'auteur y arrive.
d - le corps
" La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer " A. de SAINT EXUPERY