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B - Présenter son travail
Le candidat arrive avec son document, ce qui lui évite d'avoir les mains dans les poches.
De la même façon qu'à l'écrit, on retrouve une brève introduction avec l'exposé du sujet, l'intérêt du sujet, et l'annonce du plan de l'exposé et ensuite :
- la méthodologie,
- les résultats.
Ceci se prépare : entraînez-vous devant un jury de condisciples (vos petits camarades). Vous aurez la surprise de découvrir qu'ils peuvent être féroces, qu'ils ne vous "rateront" pas, et ce, probablement d'autant plus qu'ils attachent une grande importance à l'épreuve (à moins que cela ne relève de la pathologie).
Vous vous souviendrez alors de sourires peu amènes lors de certains de vos exposés en cours d'année.
Il est inutile de parler avec le débit d'une mitrailleuse, ou à la vitesse d'un cyclone. Les membres du jury prennent en général des notes et/ou essaient de retrouver dans le texte (et non de le lire,
comme vous le raconterez) ce que vous êtes en train de dire. Ils en ont lu plusieurs et peuvent s'y perdre. Que pensiez-vous des enseignants qui parlaient trop vite à votre goût ?
Les apocopes du style "la compta. ana." ou bien "le droit constit" sont proscrites.
De l'attitude : il est inutile de chercher à s'arracher les phalanges pendant l'exposé ou la réponse aux questions. Ce n'est pas un interrogatoire, mais un examen : les membres du jury ont bien souvent de la bienveillance pour la timidité et assez peu pour l'arrogance.
Il est dangereux d'être péremptoire en matière scientifique, car on n'est jamais certain d'avoir envisagé la totalité de la question et tout le monde n'est peut-être pas de votre avis. Les sciences humaines et sociales ne sont pas les mathématiques ou la physique, et mêmes et surtout dans ces disciplines, les progrès montrent souvent des remises en cause cuisantes.
De la même manière, il est prétentieux de s'attribuer trop rapidement une idée que l'on peut croire, peut-être un peu hâtivement, novatrice. Ce n'est pas parce que vous avez compris quelque chose qui vous paraît nouveau et astucieux, que d'autres ne le savent déjà. N'oubliez pas que, même sans ordinateurs, ceux de l'Antiquité dont on a retenu le nom, avaient déjà imaginé et démontré beaucoup de ce que l'on sait aujourd'hui.
Dans le cas ou vous auriez découvert entre la remise du mémoire et sa soutenance des coquilles grossières, annoncez-les avec modestie au tout début de votre exposé (cela évite au membre du jury qui s'en est aperçu de se réjouir pendant votre exposé en pensant à la manière dont il va vous désappointer en commençant le sien), ce qui aura pour effet de désamorcer les reproches.
Même les plus grands enseignants (ceux dont les noms sont très connus par leurs écrits, dont on révère l'érudition et la science), présentent leurs exposés avec des notes sous les yeux (un "antisèche") et ils ne donnent pas une seconde l'impression qu'ils s'en servent. Cela peut tout simplement rassurer, même si ce n'est pas utilisé. Ces notes sont écrites au recto seulement et paginées (cela évite de s'y perdre) et surtout ne sont pas lues.
Aujourd'hui, dans une société et une culture d'images, on utilise les transparents et les rétroprojecteurs.
De l'usage des transparents : les transparents doivent être dactylographiés, clairs, lisibles, sans surcharge, représentant un schéma, un plan d'exposé, etc.
De l'usage des rétroprojecteurs : vérifier avant l'exposé le fonctionnement de l'engin (i.e. chercher l'interrupteur), le disposer à la bonne distance pour que l'image soit suffisante, repérer le sens de l'image (à l'envers, c'est illisible), ne pas lire le transparent (le jury a passé le stade de la petite école) mais le commenter, ne pas se mettre entre le jury et l'image (ça produit des ombres chinoises et le jury ne peut rien lire). A vous de savoir quand l'usage en est achevé (laissez au moins le temps de la lecture) et l'éteindre (en général, c'est bruyant, on ne vous entend plus).